Comment j’ai retrouvé le sommeil sans médicament

Une femme en plein sommeil dans un livre ouvert

Pendant longtemps j’ai vécu le manque de sommeil, ou plus précisément mes insomnies, comme une fatalité. En effet, refusant de céder à la sirène des petites pilules pour dormir car j’avais une trop grande crainte de l’accoutumance, je pensais qu’il en fallait plus que le manque de sommeil pour m’abattre.

Aujourd’hui, avec le recul, et le sommeil retrouvé, je me demande comment j’ai pu passer autant d’années à regarder les heures s’égrener sur mon réveil, sans rien faire… ou plutôt à espérer une nuit prochaine enfin réparatrice.

Cela vous parle ? Vous aussi, vous avez compté désespérément les moutons ?

Comment suis-je passée du statut de bonne dormeuse à celui d’insomniaque?

Et bien, comme beaucoup d’entre vous, j’ai eu des enfants. En 5 ans, je suis devenue maman de 3 filles, et aucune d’entre elles n’était grosse dormeuse. Elles se sont rattrapées ensuite je vous rassure ! Mais j’ai compté que, durant plus de 8 ans, entre tétées, pleurs, cauchemar, maladies de la petite enfance, je me suis levée plusieurs fois dans la nuit et tous les jours (vacances et week-ends compris) à 6h du matin car, pour une fille, deux filles ou les trois la nuit était terminée. Et il fallait assurer !dans son sommeil un enfant peut faire des rêves ou des cauchemards

Combien de fois me suis-je levée le matin en me demandant comment j’allais faire pour tenir jusqu’au soir où je pourrai enfin retrouver mon lit chéri ? Combien de fois me suis-je éclipsée, plus ou moins discrètement, après le déjeuner pour faire une sieste, au moins pendant que la petite dernière dormait. Très vite mes filles, qui, elles, n’avaient pas de gros besoins en sommeil, ont eu l’habitude de ne pas faire de bruit parce que maman faisait la sieste.

Et c’était là une de mes erreurs. Mais comme je les ai apprécié ces longues siestes du week-end !

Qu’est-ce qui m’a décidée à faire quelque chose pour moi?

En fait j’étais une insomniaque qui ne le savait pas. Mes filles n’avaient plus besoin de moi la nuit depuis plusieurs années mais je continuais à me réveiller vers 3h du matin et à ne pas réussir à me rendormir, voyant avec angoisse l’heure du lever approcher. Les années passant, cela devenait de plus en plus difficile à vivre au quotidien.

Et puis mon activité professionnelle m’a amenée à m’orienter vers la prévention santé pour être moins présente dans le soin. Questionnant les plus âgés je me suis rendue compte que les troubles du sommeil étaient, comme pour confirmer les chiffres donnés régulièrement par les médias, un problème fréquent. J’ai eu l’opportunité d’assister à un colloque sur le sommeil et, suite à celui-ci, j’ai décidé de me former pour proposer des ateliers de sensibilisation sur ce thème. Je suis ainsi partie en formation dès que le plan de formation de mon entreprise me l’a permis.

Qu’est-ce que j’ai appris?

La première révélation a été de découvrir que le sommeil était pour beaucoup une affaire de comportement.

La seconde a été de comprendre pourquoi je me réveillais toujours à la même heure… et surtout pourquoi je ne me rendormais pas !

Sommeil réglé par un réveil-matin

La troisième chose que j’ai comprise est que j’avais tout faux dans mes habitudes.

Heureusement la quatrième découverte a été que je pouvais me prendre en charge, seule, sans médicament, et peut-être sans thérapeute.

Qu’est-ce que j’ai fait pour retrouver le sommeil?

De retour de formation, très motivée par l’espoir de dormir enfin, et par les solutions simples (enfin à priori) qui m’avaient été proposées, j’ai décidé de commencer par m’occuper de moi. Le fait de disposer de plusieurs mois avant d’affronter un public me permettait de prendre le temps nécessaire. Et puis, quelle satisfaction si je pouvais dire à celui-ci que j’avais testé ce que je proposais et que cela marchait ! Enfin la nuit allait redevenir un moment de pause réparatrice!

Alors j’ai choisi les mesures qui me semblaient à ma portée compte tenu de mon mode de vie et des erreurs que j’entrevoyais :

  • Je me suis interdit ma sacro-sainte sieste durant plusieurs semaines
  • Je me suis couchée quand j’avais sommeil, et non pas à l’heure que j’estimais convenir
  • J’ai appris à ne plus vouloir résoudre mes problèmes en posant ma tête sur mon oreiller
  • J’ai acheté une lampe de luminothérapie

un lit une chambre propice au sommeil

C’est tout me direz-vous ? Et bien oui. En quelques semaines j’avais retrouvé des nuits tout à fait correctes avec toujours un réveil vers 3 h du matin mais un ré-endormissement rapide. Et croyez-moi ça change la vie ! Il m’arrive bien sûr, en cas de très gros stress, de ne dormir que 3 à 4h mais c’est très rare, et surtout cela ne perdure pas.

Aujourd’hui je peux dire que je suis une ancienne insomniaque… guérie. J’ai reçu la satisfaction attendue des personnes qui ont assisté à mes ateliers sur le sommeil. Je ne prétends pas avoir tout réglé pour tout le monde mais beaucoup de témoignages m’ont confortée dans l’idée que chacun peut faire beaucoup pour lui-même face à ce problème qui gâche la vie.

 

Insomniaque ou bonne dormeuse, si vous avez envie de nous parlez de votre sommeil, de vos trucs et astuces, c’est ci-dessous:

 

 

 

Partager
Vous pouvez laisser votre commentaire 0 Commentaires